lundi 20 novembre 2017 - St Edmond

Sortie semaine 36

Hippocrate

Film de Thomas LITLI

Benjamin va devenir un grand médecin, il en est certain. Mais pour son premier stage d'interne dans le service de son père, rien ne se passe comme prévu.
La pratique se révèle plus rude que la théorie.
La responsabilité est écrasante, son père est aux abonnés absents et son co-interne, Abdel, est un médecin étranger plus expérimenté que lui.

Benjamin va se confronter brutalement à ses limites, à ses peurs, celles de ses patients, des familles, des médecins, et du personnel.
Son initiation commence...

Film présenté en clôture de la Semaine de la Critique - Festival de Cannes 2014
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Entretien avec Thomas Lilti (cf Le Pacte)
Avant d’être cinéaste vous avez suivi des études de médecine…
Depuis l’adolescence, j’ai toujours voulu être réalisateur. Après le bac, j’ai pensé préparer la FEMIS, mais la pression familiale aidant, on m’a fait comprendre qu’il vaudrait mieux commencer par faire de "vraies" études. Mon père étant médecin, j’ai opté pour la fac de médecine pour acheter ma tranquillité. Pendant ma première année, je me suis lancé en douce dans l’écriture de scénarios. En seconde année, je me suis dit que mes études étaient lancées, et en parallèle j’ai réalisé mes premiers courts-métrages. Tout en continuant mon cursus médical, j’ai rencontré un producteur qui m’a permis de me professionnaliser. De fil en aiguille, j’ai tourné mon premier long-métrage, LES YEUX BANDÉS*, mais sans jamais arrêter la médecine. Et jusque là, je n’ai jamais choisi de l’arrêter pour le cinéma.
En quoi ces deux professions trouvent-elle, pour vous, un équilibre ?
Il y a un point commun évident entre elles : le travail en équipe, une forme de hiérarchie et le contact avec divers corps de métiers spécialisés. La différence, et c’est d’ailleurs ce dont parle HIPPOCRATE, est le poids de la responsabilité que l’on peut porter quand on est médecin, ce sentiment perpétuel d’être dans le doute, se demander si on n’a pas fait une erreur qui pourrait avoir de graves conséquences. Cette perte de l’insouciance m’a beaucoup marquée...
Quelle est la part d’autobiographie d’HIPPOCRATE ?
Difficile de se mentir : elle est importante. Rien que dans le fait que le personnage principal s’appelle Benjamin, qui est mon second prénom... Mais il y avait aussi l’envie de rendre hommage à cet apprentissage médical, à ces douze années. HIPPOCRATE est une manière de continuer à les faire exister...
(*Les Yeux Bandés avec Guillaume Depardieu sorti en salles en 2008)
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La Critique du Quotidien du Cinéma

Benjamin (Vincent Lacoste), jeune interne de 23 ans qui entame son stage de 6 mois dans l’hôpital où son père (Jacques Gamblin) exerce. Il y rencontre un autre interne, Abdel Rezzak (Reda Kateb), d’origine algérienne, plus expérimenté. Nous découvrons à travers leurs yeux, le difficile apprentissage de la vie d’un service de médecine interne sous tous ses aspects : relations avec les médecins titulaires (dont Marianne Denicourt) et les infirmières, longues nuits de garde, contact avec les patients et leurs familles, rites initiatiques de réfectoire,…
Instructif et convaincant dans la description du quotidien le film est très immersif : les rares sorties que l’hôpital autorise à la caméra sont soit fulgurantes (Benjamin passe une nuit chez sa mère mais on ne la croise pas) soit dangereuses pour les personnages. Comme dans un documentaire (dont la mise en scène emprunte souvent les codes), l’aspect "assistance sociale et psychologique" de la santé publique est assez bien détaillé.
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Sortie le 3 septembre 2014
(France - 2012)
durée 1h40

Avec
Vincent LACOSTE
Reda KATEB
Jacques GAMBLIN
Marianne DENICOURT

Distribution
LE PACTE

par
mis à jour le

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