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du samedi 6 décembre 202506/12/2025 au samedi 21 février 202621/02/2026

"Ça se trame"

Exposition collective pluridisciplinaire

Vernissage vendredi 5 déc. à partir de 18:00
Nocturne samedi 13 déc. jusqu’à 23:00 dans le cadre de la #29 Nuit des Arts

Dim’BAR :
Dim. 7 Déc. : Atelier créatif "bandes de motifs" ;
Sam. 13 Déc. : artist talk avec Paul Sztulman, philosophe ;
DIm. 14 Déc. : Sarah Masson lecture poétique à haute voix d’extraits de son recueil "Désexister" ;
DIm. 1er Fév. : Atelier créatif "chasse aux motifs"

Œuvres de David Bihanic, Florence Doléac, Didier Faustino, Didier Geoffroy, Aurélien Maillard, Manon Sarah Thirriot et Christofer Wool

À l’initiative de David Bihanic, Geoffroy Didier, Aurélien Maillard et Manon Sarah Thirriot, l’exposition interroge trame et motif : entre artisanat et subversion, le décoratif se révèle politique. Et si le motif cachait bien plus qu’un ornement ?

Trame et motif : un dialogue en tension
La trame est une armature, une structure qui soutient ou contraint. Le motif, lui, est ce qui saute aux yeux : une répétition, une ornementation, une signature visuelle. Mais que se passe-t-il quand la trame devient motif, et le motif, se fait trame ? Quand le décoratif n’est plus seulement un habillage, mais le lieu même d’une interrogation sur le faire, le savoir, et la mémoire des gestes ?

Le motif décoratif : un langage chargé de sens
Pour les artistes réunis ici, le motif décoratif n’est jamais innocent. Il porte en lui des questions sur l’artisanat, la sérialisation, la transmission des techniques, mais aussi sur la manière dont le regard s’accroche — ou glisse — sur les surfaces. La trame, quant à elle, révèle les coulisses de cette ornementation : elle en montre les fils, les nœuds, les failles.

Savoir-faire en action : entre archive et subversion
David Bihanic et Florence Doléac explorent comment le motif, qu’il soit textile ou graphique, peut devenir une archive des savoir-faire. Leurs œuvres rappellent que chaque répétition est aussi une variation, chaque motif une trace de mains au travail.
Didier Faustino et Didier Geoffroy détournent la trame et le motif pour en faire des outils de critique sociale ou spatiale. Chez l’un, la structure se fait politique ; chez l’autre, le décoratif devient un langage codé, presque crypté.
Aurélien Maillard, Manon Sarah Thirriot et Christofer Wool jouent avec les attentes du spectateur : leurs motifs semblent familiers, mais ils glissent vers l’abstraction, la déconstruction, ou l’hybridation des techniques. Leurs œuvres rappellent que le décoratif peut être un piège — ou une porte d’entrée vers d’autres lectures.

Entre tradition et expérimentation : réinventer les codes
L’exposition « Ça se trame » met en lumière ce dialogue constant entre la rigueur de la trame et la liberté du motif. Ici, le décoratif n’est pas un simple embellissement : il est le terrain d’une réflexion sur la valeur du travail manuel, la place de l’ornement dans l’art contemporain, et la manière dont les artistes réinventent — ou sabotent — les codes hérités de l’artisanat.
Les œuvres présentées, qu’elles soient textiles, sculpturales ou installatives, invitent à voir au-delà du motif : à en décrypter les logiques, à en suivre les fils, et à s’interroger sur ce qui, dans notre monde saturé d’images, mérite encore d’être tramé.

À vous de jouer : suivre les fils… ou les défaire

Exposition réalisée avec le concours du Frac Grand large et en partenariat avec la #29 Nuit des arts – Roubaix

Du jeudi au samedi et 1er dimanche du mois
de 15h à 19h.

Nocturne samedi 13 déc. jusqu’à 23h dans le cadre de la #29 Nuit des arts.

Galerie fermée du 18 décembre au 7 janvier 2025

Gratuit

Entrée libre

BAR / Bureau d'Art et de Recherche

112 avenue Jean Lebas
59100 Roubaix (F)
tél : 03.62.28.13.86

mise à jour le 25/11/2025 à 16h14